13 août 2019

L’équilibre entre une connectivité accrue et la cybersécurité

Les progrès en matière de technologie continuent d’influencer la pratique de la médecine au Canada, et les petites et moyennes cliniques sont au premier rang de cette évolution. Actuellement, entre 75 % et 80 % des médecins utilisent des dossiers informatiques, et entre 38 % et 47 % offrent aux patients au moins un service électronique [1]. Toutefois, les Canadiens, en particulier les générations plus jeunes, veulent davantage de technologie dans les soins de santé.

Malgré un désir croissant de connectivité avec les professionnels de la santé, les patients expriment certaines inquiétudes relativement à la confidentialité et à la protection de leurs données médicales personnelles sur Internet [2]. Pour leur part, de nombreux médecins qui veulent développer l’utilisation de la technologie dans leur pratique afin d’améliorer les soins aux patients se retrouvent confrontés à un certain nombre de défis, notamment la protection des renseignements médicaux de leurs patients.

Mettre en place des soins virtuels et des communications électroniques avec les patients

Un sondage de mai 2018 a révélé que sept Canadiens sur dix affirment qu’ils utiliseraient des consultations « virtuelles » avec des médecins, et plus de la moitié d’entre eux préféreraient le faire durant au moins la moitié de leurs consultations avec des médecins, car ce serait plus pratique et cela améliorerait l’ensemble des soins de santé [2]. En effet, les soins virtuels peuvent avoir de nombreux avantages, y compris un triage plus facile des troubles médicaux mineurs du point de vue des cliniciens, et une amélioration de l’accès aux soins de santé pour les Canadiens vivant dans des régions éloignées ou ayant des limitations physiques.

Malgré la demande des patients pour une communication électronique avec leur équipe de santé, et la popularité croissante des cliniques virtuelles et des services de consultation électronique proposant des soins presque instantanés au Canada, les médecins canadiens tardent à mettre en œuvre ces services. Un sondage récent auprès de médecins de première ligne dans 10 pays a classé le Canada au dernier rang des pays offrant à leurs patients la possibilité d’envoyer des courriels pour poser des questions d’ordre médical [3].

Début 2020, un groupe de travail qui comprend l’Association médicale canadienne, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, et le Collège des médecins de famille du Canada formulera des recommandations en vue de surmonter les obstacles aux soins virtuels au Canada, en particulier ceux liés aux questions de réglementation sur les soins de santé interorganisationnels et le partage des informations médicales [4].

Quel que soit ce nouveau paysage réglementaire, le développement de l’utilisation des communications électroniques avec les patients et la prestation de soins virtuels doivent aller de pair avec l’évolution de la culture de sécurité de la pratique.

Donner la priorité à la cybersécurité

Avec l’expansion des soins virtuels et des communications électroniques, la cybersécurité devient encore plus importante. Actuellement, le nombre, la portée et la complexité des cyberattaques augmentent au Canada et dans le monde [5], et les membres de l’ACPM ont alerté l’association concernant des incidents de logiciels rançonneurs qui affectent leurs pratiques et leurs systèmes de DME. Les conséquences d’une cyberattaque sont considérables, en termes d’interruptions de service et de coûts — du point de vue financier, mais aussi pour la réputation des médecins ou des cliniques. En outre, les professionnels de la santé se rendent compte que la cybersécurité est plus un enjeu pour la sécurité des patients, qu’une préoccupation administrative [6].

Aux États-Unis, une attention particulière a été accordée aux risques de cybersécurité auxquels font face les petites pratiques médicales, compte tenu de leurs vulnérabilités uniques. Ces vulnérabilités résultent d’une expertise et de ressources internes limitées en matière de cybersécurité. Cela se traduit par une volonté de partager des solutions de gestion de sécurité [6] — une situation probablement semblable pour les petites et moyennes cliniques au Canada.

En 2017, une enquête de SoinsSantéCAN a révélé que 86 % des membres de SoinsSantéCAN ont déclaré que leur organisation a détecté une violation ou évité de justesse un incident [5]. Depuis, des organisations canadiennes, telles que SoinsSantéCAN, ACTI Santé, Inforoute Santé du Canada, Digital Health Canada et IRSC, ont lancé des initiatives pour mieux faire connaître ces risques en constante évolution.

La solution de cybersécurité Saegis disponible bientôt

À Saegis, notre objectif est de transformer ces défis en opportunités, et d’aider les pratiques à améliorer leurs processus, leurs systèmes, leurs cultures et bien plus encore. Par exemple, durant l’automne 2019, nous allons commencer à offrir en ligne une plateforme de formation et de gestion des risques en matière de cybersécurité et de protection des renseignements personnels pour les petites et moyennes cliniques. Consultez notre site Web bientôt pour obtenir plus d’informations sur la solution de cybersécurité Saegis.

RÉFÉRENCES :

[1] Inforoute Santé du Canada. Sondage des médecins canadiens 2018 Sondage des médecins canadiens 2018 : utilisation pratique de la santé numérique et des technologies de l’information par les médecins. Déc. 2018.

[2] Ipsos et Association médicale canadienne. « Façonner l’avenir de la santé et de la médecine. » 14 août 2018. Disponible à : https://www.cma.ca/sites/default/files/pdf/Media-Releases/Shaping%20the%20Future%20of%20Health%20and%20Medicine%20(1).pdf

[3] Osborn R., Moulds D., Schneider E., et coll. Primary care physicians in ten countries report challenges caring for patients with complex health needs. Health Aff 34;12:2104– 12

[4] Vogel L. Task force launching to examine national licensure for virtual care. CMAJ 15 avril 2019 191 (15) E429 ; DOI : https://doi.org/10.1503/cmaj.1095738

[5] SoinsSantéCAN. Cybersafe Healthcare—Options for strengthening cybersecurity in Canada’s health sector. 22 avril 2018. Disponible à : http://www.healthcarecan.ca/wp-content/themes/camyno/assets/document/Cyber%20Security/Options%20Brief%20Summit%20Report.pdf

[6] The American Medical Association. Patient safety: the importance of cybersecurity in health care [infographic] 2018

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